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Guide éditorial

Guide10 min de lecturePublié le 28/07/2026

Ses vêtements disparaissent à la blanchisserie de l'EHPAD : que faire

Cela paraît le plus petit des problèmes, et ce n'en est pas un : c'est quelques centaines d'euros par an, et surtout le signe de la façon dont l'établissement est tenu au quotidien.

Pourquoi ce guide compte

Conçu pour réduire l’incertitude des familles qui doivent comprendre les coûts, l’urgence, les listes d’attente et les options réelles.

Le gilet qui n'est jamais revenu

Le gilet offert à Noël a disparu. La chemise de nuit est revenue deux tailles en dessous et grise. Et un jour vous trouvez votre mère avec un polaire que vous n'avez jamais vu, avec le nom de quelqu'un d'autre à l'intérieur du col.

Cela ressemble au plus petit des problèmes, et c'est exactement pour ça que personne ne le soulève. En réalité c'est deux choses à la fois : un coût qui s'accumule, et un signal sur la manière dont l'établissement fonctionne.

Pourquoi ce n'est pas un détail

Une personne âgée en EHPAD possède très peu de choses qui lui appartiennent encore. Les vêtements en font partie — et porter ses propres habits, reconnaissables, relève de la dignité et de l'identité, pas de la coquetterie. Quelqu'un avec des troubles cognitifs habillé chaque jour avec les affaires des autres perd l'un des rares repères qui lui restent.

Et concrètement : refaire une garde-robe coûte quelques centaines d'euros par an, en plus d'un tarif que vous payez déjà.

Ce que disent le contrat et le règlement de fonctionnement

L'entretien du linge est en général compris dans le tarif hébergement et décrit dans le contrat de séjour et le règlement de fonctionnement, que l'établissement doit vous remettre. Ressortez-les et demandez par écrit :

  • « Le linge est-il traité sur place ou confié à un prestataire extérieur ? » C'est la question la plus utile : la plupart des pertes se produisent dans le passage entre l'unité et la blanchisserie externe.
  • « Comment les vêtements sont-ils identifiés, et qui pose les étiquettes ? » Certains établissements facturent le marquage : demandez si c'est le cas et combien.
  • « Existe-t-il un inventaire du trousseau, signé à l'entrée et tenu à jour ? »
  • « Quelle est votre procédure quand un vêtement est perdu ou abîmé ? » Demandez la procédure, pas des excuses.

L'établissement a les affaires du résident en dépôt et en répond dans les conditions prévues au contrat. Un vêtement perdu ou feutré par un lavage inadapté est un préjudice, et un préjudice se signale par écrit — même à quarante euros, parce que c'est l'écrit qui crée la trace.

Comment réduire les pertes de quatre-vingt-dix pour cent

  • Des étiquettes cousues ou thermocollées avec nom et prénom sur chaque pièce, sous-vêtements compris. Le marqueur indélébile s'efface après dix lavages industriels ; l'étiquette non.
  • Uniquement des tissus qui tiennent le 60 degrés. Les blanchisseries collectives lavent chaud et sèchent fort : la laine, la soie et le délicat ne survivent pas. Offrez du coton et de l'acrylique lavable, pas du cachemire.
  • Un inventaire photographique. Photographiez la penderie à l'entrée et à chaque apport, et gardez la liste datée. C'est ce qui vous permet de dire précisément ce qui manque.
  • Peu de pièces, bonnes et identiques. Sept hauts identiques se perdent moins que sept différents, et en perdre un n'est pas un drame.
  • Une belle tenue que vous emportez et rapportez vous-même, pour les occasions. Ne la confiez pas au circuit.

Et à l'entrée, exigez que l'inventaire soit signé par les deux parties — en y ajoutant appareil auditif, lunettes, prothèse dentaire et alliance. Ce sont ceux-là qui disparaissent vraiment, et c'est une autre conversation.

Quand le problème n'est plus le linge

  • Elle est systématiquement habillée avec les affaires des autres, ou mal habillée. Ce n'est pas la blanchisserie : c'est que personne n'a le temps de l'habiller avec ses propres vêtements.
  • Personne ne sait rien vous dire. Un établissement qui tient un inventaire et une procédure vous répond en un jour. Celui qui n'en a pas vous dira que « ça arrive ».

Quand vous obtenez la seconde réponse, vous avez appris quelque chose qui vaut bien plus que le gilet : c'est de cette manière qu'on vous répondra aussi sur une chute ou un traitement.

Si cela ne se règle pas

  1. Un écrit à la direction avec la liste des pièces, les dates et la demande de réponse écrite.
  2. Le conseil de la vie sociale : le linge est l'un des sujets récurrents, et ce n'est jamais le problème d'une seule famille.
  3. La personne qualifiée, tiers extérieur gratuit dont la liste est disponible auprès du conseil départemental et de l'ARS.
  4. Une réclamation à l'ARS et au conseil départemental si le problème est structurel.

Et si c'est un appareil auditif ou une alliance qui disparaît, ne le traitez pas comme du linge : demandez immédiatement un écrit, et envisagez une plainte si la valeur le justifie.

La question à poser avant de choisir

Lors de la visite, demandez : « comment fonctionne le linge, et que se passe-t-il quand un vêtement se perd ? » Personne ne la pose, et la réponse est très parlante — parce qu'elle porte sur l'organisation quotidienne, pas sur les principes.

Et si vous préférez ne pas mener les recherches vous-même : dites-nous le secteur, l'état de votre proche et le délai, et vous recevez une sélection d'établissements qui méritent un appel, pour 59 €. Si vous ne recevez pas au moins 3 établissements correspondant au secteur et aux critères indiqués, vous êtes intégralement remboursé. Commencer ici

Cet article est une information générale destinée aux familles, et non un avis juridique. Ce qui s'applique dépend du contrat de séjour et du règlement de fonctionnement de l'établissement. Curalune n'attribue pas de places et ne garantit aucune disponibilité.

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