Une situation qui change tous les critères
Quand une personne ne se lève plus — après un AVC, une fracture, une maladie évolutive — la recherche d'établissement ne se joue plus sur l'ambiance ni sur le jardin. Elle se joue sur des choses très concrètes : combien de soignants, quel matériel, quels protocoles. Un EHPAD charmant mais en sous-effectif est un mauvais choix pour une personne alitée.
Le GIR décide de la porte à pousser
Une personne alitée relève des GIR 1 ou 2, les niveaux de dépendance les plus élevés de la grille AGGIR. Cette évaluation conditionne le tarif dépendance, le montant de l'APA et surtout le type d'établissement capable de l'accueillir. Faites-la établir avant d'appeler : sans elle, personne ne peut vous répondre sérieusement.
Les escarres : le sujet qui révèle tout
Une personne immobile est exposée aux escarres, et la prévention est une affaire de méthode, pas de bonne volonté. Posez ces questions, et écoutez si la réponse est précise ou vague :
— À quelle fréquence les résidents alités sont-ils changés de position ?
— Quel matelas — dispositif à air, coussins de positionnement ?
— Existe-t-il un protocole écrit de prévention et une échelle de risque à l'entrée (Braden, Norton) ?
— Comment sont suivies les plaies, et par qui — infirmière référente, médecin coordonnateur ?
Une équipe qui maîtrise le sujet répond en quelques secondes avec des chiffres. Une équipe qui improvise parle de « surveillance attentive ».
Les autres points à vérifier
La nuit : combien de soignants pour combien de résidents, et y a-t-il une infirmière de nuit ou une astreinte ? C'est le chiffre le plus important et le moins donné spontanément.
Les repas : qui aide à manger et combien de temps y consacre-t-on ; la dénutrition guette qui ne peut pas se servir seul.
La kinésithérapie : présence, fréquence, mobilisation passive.
Le matériel : lit médicalisé, lève-personne, douche adaptée — et assez de personnel pour s'en servir à deux quand il le faut.
La douleur : chez une personne qui s'exprime peu, l'agitation est souvent de la douleur. Demandez si l'équipe utilise une échelle d'hétéro-évaluation.
Si l'état est très lourd : l'USLD
Au-delà d'un certain niveau de soins médicaux, ce n'est plus un EHPAD qu'il faut mais une USLD (unité de soins de longue durée), rattachée à un hôpital, avec une présence médicale renforcée. Posez la question au médecin : viser le mauvais type d'établissement fait perdre des semaines.
Trouver les établissements réellement capables
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Cet article donne des informations générales et ne remplace pas l'avis du médecin traitant ni de l'équipe soignante. Curalune n'attribue pas de places et ne garantit aucune disponibilité.
Le point de départ, déjà prêt
Identifier les bons établissements, vérifier qu'ils acceptent le niveau de soins et réunir les contacts prend des jours de téléphone. Aide Curalune vous donne ce point de départ : 3 à 5 établissements adaptés sous 24 heures ouvrables, avec les contacts, les liens et un message prêt à envoyer à tous en une seule fois. 59 €, paiement unique : si vous ne recevez pas au moins 3 établissements correspondant au secteur et aux critères indiqués, vous êtes intégralement remboursé. Commencer ici