Depuis le 1er juillet 2025, vingt-trois départements expérimentent un financement qui fusionne le tarif soins et le tarif dépendance en un forfait global unique relatif aux soins et à l’entretien de l’autonomie. Pour une famille qui compare des EHPAD en 2026, le risque est de mettre côte à côte une facture pilote et une présentation classique sans comprendre que les colonnes ne portent plus les mêmes noms.
Le prix d’hébergement reste une composante distincte. La participation liée au dispositif pilote ne doit pas être ajoutée une seconde fois comme si elle était un supplément hôtelier. Demandez à chaque établissement un devis complet, daté et adapté au département ainsi qu’à la situation du résident.
Vérifier d’abord si l’établissement relève de l’expérimentation
Ne déduisez pas le régime à partir du nom du groupe ou de la proximité d’un département pilote. Demandez à l’EHPAD de confirmer par écrit le mode de financement appliqué à la date d’entrée envisagée et la manière dont il apparaît sur la facture.
Si vous comparez un établissement situé dans un département pilote avec un autre hors expérimentation, créez des catégories communes : hébergement, soins et autonomie, prestations supplémentaires, aides déduites et reste mensuel. Les intitulés administratifs peuvent différer alors que le besoin familial reste le coût total.
Isoler le tarif hébergement
Le tarif hébergement couvre notamment les prestations d’accueil hôtelier, de restauration, de blanchissage et d’animation prévues dans le socle réglementaire. Il varie selon l’établissement et le type de chambre. Vérifiez le prix permanent, le prix temporaire éventuel, la chambre simple ou double et la date d’actualisation.
Demandez ce qui est inclus : entretien du linge personnel, téléphone, télévision, produits spécifiques, accompagnement extérieur ou coiffure peuvent suivre des règles différentes. Une ligne liée aux soins ne doit pas masquer des prestations de confort choisies.
Comprendre ce que remplace le forfait global
Hors expérimentation, le portail national explique que le tarif dépendance varie selon le GIR et qu’il existe trois groupes de tarifs. Dans les départements pilotes, la réforme fusionne soins et dépendance dans un forfait global unique consacré aux soins et à l’entretien de l’autonomie. La famille doit donc éviter de recréer artificiellement les anciennes lignes dans son calcul.
Demandez à l’EHPAD quelle participation reste due au résident, quelle part relève des financeurs publics et comment un changement de besoin est traité. La réponse doit être écrite et liée au régime applicable, pas à une ancienne brochure.
Ne pas comparer directement deux GIR affichés
Dans le modèle classique, le GIR contribue au tarif dépendance et l’APA peut en financer une partie. Le portail indique que le tarif GIR 5-6 est le plus souvent appliqué aux personnes sous le seuil de revenu indiqué pour 2026. Dans le modèle pilote, la présentation du reste à charge change.
Le GIR reste utile pour comprendre l’autonomie et le projet de soins, mais il ne suffit pas pour comparer deux factures relevant de systèmes différents. Demandez une simulation du montant réellement payé après les aides déjà connues.
Construire un reste à charge mensuel comparable
Pour chaque EHPAD, partez du nombre réel de jours du mois. Ajoutez hébergement, participation applicable, prestations supplémentaires et dépenses personnelles. Déduisez uniquement les aides confirmées. Indiquez séparément l’APA, l’aide au logement et l’ASH lorsqu’elles s’appliquent, avec leur statut : demandée, estimée ou accordée.
Évitez de déduire immédiatement la réduction fiscale, car elle ne finance pas la facture mensuelle au moment de l’entrée. Le portail rappelle qu’elle concerne les résidents imposables, selon les dépenses éligibles et après déduction de certaines aides.
Demander une simulation du premier mois
Une admission en cours de mois, une hospitalisation antérieure ou une aide encore en instruction peuvent modifier la trésorerie initiale. Demandez le dépôt éventuel, le calendrier de facturation, la date du premier prélèvement, les pièces à fournir et la méthode de régularisation.
Faites confirmer qu’aucune ancienne ligne de dépendance n’est ajoutée par automatisme au forfait pilote. Si la facture utilise des termes différents du devis, exigez une correspondance écrite entre les deux.
Comparer la qualité derrière les lignes tarifaires
Le dispositif financier ne mesure pas la qualité de l’accompagnement. Comparez présence infirmière, organisation de nuit, médecin coordonnateur, prévention des chutes, troubles cognitifs, continuité des traitements, accès des proches et procédure d’urgence.
Demandez comment l’établissement réévalue les besoins, informe la famille et adapte le contrat. Un reste à charge inférieur ne compense pas une mission incompatible avec le profil médical ou comportemental.
Suivre le parcours d’admission
Préparez le dossier médical, l’évaluation d’autonomie, les ressources, les décisions d’aide, le représentant habilité et la date souhaitée. Une demande ViaTrajectoire ou un dossier envoyé ne prouve pas qu’une chambre est disponible. L’établissement doit examiner l’adéquation et confirmer l’admission.
Gardez plusieurs options actives jusqu’à la confirmation écrite. Pour une urgence, demandez si l’EHPAD accepte une admission temporaire ou propose une solution transitoire, sans supposer qu’elle se transformera automatiquement en place permanente.
Rendre visibles les commissions
Un intermédiaire peut être rémunéré par la famille ou par l’établissement lors de l’admission. Demandez qui paie, si le montant varie selon l’EHPAD et si les établissements non partenaires sont étudiés. Une commission ne valide ni le forfait, ni les aides, ni la place.
Les simulations officielles, le devis de l’EHPAD et la rémunération du conseiller doivent rester séparés. Cette discipline évite qu’un argument commercial soit présenté comme une décision départementale.
Comment Curalune peut aider
Le service de sélection d’options de Curalune peut classer des EHPAD compatibles selon le besoin, le régime tarifaire, l’hébergement, les suppléments et le reste à charge estimé. Le service de contact plus complet peut poser les mêmes questions aux établissements retenus et comparer leurs réponses sur les places, devis et documents.
Curalune ne garantit ni disponibilité, ni admission, ni aide publique, ni montant de participation. Les établissements et organismes compétents prennent les décisions contraignantes.
Questions fréquentes
Les vingt-trois départements ont-ils supprimé le prix d’hébergement ?
Non. L’expérimentation fusionne soins et dépendance dans un forfait global ; l’hébergement reste une composante distincte de la facture.
Peut-on comparer seulement le prix affiché dans l’annuaire ?
Non. Il faut demander un devis adapté, ajouter les prestations supplémentaires et déduire uniquement les aides confirmées.
Le GIR disparaît-il du dossier d’admission ?
Non. Il reste pertinent pour l’autonomie et l’accompagnement, même si la présentation financière change dans les départements pilotes.
Curalune garantit-il une place ou le reste à charge ?
Non. Curalune structure la comparaison et les contacts mais ne garantit ni disponibilité, ni admission, ni calcul public.