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Guide éditorial

Coûts9 min de lecturePublié le 30/07/2026

Le prix de la maison de repos augmente : ce que vous pouvez contester

Une lettre avec un nouveau prix journalier, ou une facture qui ne correspond plus. Pourquoi une hausse au-delà de l'indexation doit être autorisée, ce qui ne peut jamais être facturé en supplément, et les trois questions à poser par écrit.

Pourquoi ce guide compte

Conçu pour réduire l’incertitude des familles qui doivent comprendre les coûts, l’urgence, les listes d’attente et les options réelles.

Cela arrive par courrier, ou directement sur la facture mensuelle : le prix journalier n'est plus le même. Avant de discuter, identifiez laquelle de ces quatre choses s'est produite — la réponse est différente à chaque fois.

1. De quelle augmentation s'agit-il ?

a) L'indexation. Les prix d'hébergement suivent l'indexation. C'est prévu, automatique, et ce n'est pas négociable.

b) Une augmentation au-delà de l'indexation. C'est ici que se trouve votre levier le plus fort, et il est mal connu : en Belgique, les prix des maisons de repos sont réglementés. Une augmentation qui dépasse la simple indexation doit être autorisée au préalable par l'autorité compétente — l'AViQ en Wallonie, Iriscare et la COCOM à Bruxelles, l'administration flamande en Flandre. Une maison de repos ne fixe pas librement son prix du jour au lendemain.

La question à poser est donc très concrète : « Cette augmentation a-t-elle été autorisée, par quelle autorité, et à quelle date ? » Si la réponse est floue, vous savez à qui écrire.

c) Des suppléments qui apparaissent. L'augmentation déguisée la plus fréquente : matériel d'incontinence, kiné, pédicure, coiffeur, transport, téléphone. La réglementation encadre strictement ce qui peut être facturé en plus, et certaines prestations doivent obligatoirement être comprises dans le prix journalier. Ce qui figure comme inclus dans la convention d'hébergement ne peut pas devenir un supplément sans modification du contrat.

d) Un changement de catégorie de dépendance. Elle est passée d'un profil de soins à un autre. Cela modifie surtout le financement INAMI, pas nécessairement votre facture — demandez donc explicitement ce qui a changé pour vous.

2. La facture doit être lisible

Une facture de maison de repos doit distinguer clairement

  • le prix d'hébergement (le prix journalier) ;
  • les suppléments autorisés, détaillés ligne par ligne ;
  • les avances pour compte de tiers — pharmacie, médecin, kiné : ce sont des montants que la maison avance et refacture, pas une hausse de son prix.

Beaucoup de familles croient à une augmentation alors que ce sont les avances pour tiers qui ont gonflé. Le détail règle la question en cinq minutes.

3. Trois questions par écrit

Par courriel, pour que les réponses existent.

  1. « Merci de me transmettre une facture détaillée distinguant prix d'hébergement, suppléments et avances pour compte de tiers, avec la date d'effet. »
  2. « Cette augmentation dépasse-t-elle l'indexation, et si oui, par quelle autorité a-t-elle été autorisée ? »
  3. « Quelles prestations sont comprises dans le prix journalier selon la convention d'hébergement en vigueur ? »

4. Les aides que beaucoup de familles n'activent pas

  • L'allocation pour l'aide aux personnes âgées (APA), gérée au niveau régional : elle dépend du degré d'autonomie et des revenus, et une dégradation de l'état de santé justifie une nouvelle demande ou une révision.
  • L'intervention du CPAS de la commune, quand les revenus ne couvrent pas le prix.

Un avertissement honnête sur ce dernier point, parce qu'il vaut mieux le savoir à l'avance qu'après : lorsque le CPAS intervient, il peut se retourner vers les débiteurs d'aliments — les enfants — selon des barèmes et des règles qui varient d'un CPAS à l'autre. Cela ne rend pas la démarche déconseillée, mais c'est une conversation à avoir en famille avant, pas après.

5. Si la réponse ne convient pas

Dans l'ordre, par écrit à chaque étape

  1. La direction, avec la facture détaillée et les dates.
  2. Le registre des plaintes de l'établissement : toute maison de repos doit disposer d'une procédure de plainte.
  3. Le conseil des résidents, où les familles sont représentées et où une hausse de prix concerne tout le monde à la fois. Les questions collectives obtiennent de meilleures réponses que les questions individuelles.
  4. L'autorité de contrôle : AViQ (Wallonie), Iriscare / COCOM (Bruxelles), l'administration flamande (Flandre). C'est elle qui agrée les établissements et qui autorise les prix.
  5. Le SPF Économie ou le service de médiation compétent, pour les pratiques commerciales et les clauses contractuelles.

6. Quand le montant n'est tout simplement pas payable

Parfois l'augmentation est régulière, autorisée, correctement annoncée — et malgré tout hors de portée. Ce n'est pas un combat à gagner, c'est une décision à prendre. Les prix varient fortement d'un établissement à l'autre pour des soins comparables, et il vaut mieux regarder ailleurs avant d'accumuler des impayés.

Menez les deux pistes en parallèle — les démarches d'un côté, les alternatives de l'autre.

Les démarches, Curalune Aide Démarches s'en charge : allocation pour l'aide aux personnes âgées, intervention du CPAS, recours.

Curalune Aide (59 €) prépare en général sous 24 heures ouvrables une sélection ordonnée de 3 à 5 maisons de repos adaptées à votre région — avec les contacts, les prix à confirmer et les questions à poser sur ce qui est réellement compris.

*Informations générales, pas un avis juridique. Les prix, les suppléments et les disponibilités sont toujours confirmés par les établissements et les autorités compétentes.*

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